La Baie d’Authie, frontière littorale entre le Pas-de-Calais et la Somme, est un estuaire de type picard. Elle est constituée d’une rive en accrétion (le poulier, rive sud) et d’une rive opposée présentant des tronçons en forte érosion (le musoir, rive nord).

Entre 1258 et 1862, au fur et à mesure de l’accrétion du Poulier (rive sud), l’homme a construit des digues (localement appelées « renclôtures ») pour gagner progressivement des terres cultivables sur les prés-salés. A l’opposée, la rive nord a connu (et continue de connaitre) une forte érosion, particulièrement marquée et visible à l’anse des sternes, au massif dunaire entre le bois des sapins et le bec du perroquet. La surface de schorre (ou prés-salés), quant à elle, progresse par un lent phénomène de comblement de la baie.

Chiffres clés

Superficie : 1200 ha
Superficie protégée : 237 ha
Nombre de visiteurs / an : 450 000

Sur la rive nord, l’érosion du cordon dunaire fait craindre une possible brèche qui menacerait de submersion les terres basses situées à l’arrière (cf : Plan de Prévention des Risques Littoraux). Cette érosion résulte de la combinaison de différents facteurs : l’évolution naturelle du système poulier/musoir sous l’effet de l’action des vagues et du vent, la divagation du lit majeur de l’Authie dans sa baie, et les différents ouvrages construits par les hommes au cours des derniers siècles. La mer et l’Authie modèlent en continu le trait de côte. Cet estuaire est inscrit dans une démarche PAPI (Programme d’Actions de Préventions des Inondations). Afin d’anticiper l’élévation du niveau de la mer liée au changement climatique, différents scenarios ont été étudiés favorisant l’adoption d’une gestion adaptative :

  • Cibler les aménagements indispensables à la sécurité des personnes et les localiser de façon efficace.
  • Reconnecter certains polders avec l’estuaire pour mieux accompagner l’évolution du trait de côte.
  • Concevoir les aménagements en prenant en compte leurs effets de façon globale afin que les protections instaurées à un endroit ne renforcent pas l’érosion ailleurs.

Projet adapto pour le site :

Ces échanges sédimentaires complexes proposent une grande variété de milieux naturels (dunes, polders, prés-salés, prairies bocagères, étangs, …). Cette complémentarité d’habitats offre une halte pour les oiseaux migrateurs et fait l’objet de nombreux usages.

Entre mise en sécurité des biens et des personnes, maintien des usages (chasse, agriculture, pêche), développement éco-touristique et préservation des espaces, un équilibre est à trouver collectivement.

Le Conservatoire du littoral participe à l’aménagement résilient de la baie. Il acquiert progressivement les terrains dont la topographie offre une protection naturelle complémentaire au système d’endiguement défini dans le PAPI. La stratégie est d’utiliser les dunes et marais comme zones tampons devant les ouvrages. En fond de baie, le repositionnement de digues restituera des zones d’expansion de crue maritime. Au niveau du bois des sapins, la création d’une digue en retrait protégera le territoire d’une submersion en cas de rupture de la dune. Toutefois, afin d’éviter la formation de cette brèche, le cordon dunaire, fixé par la plantation de sapins dans les années 1960, doit retrouver sa mobilité.

Le repositionnement de ces digues va impacter les usages actuels (agricoles, randonnées, …). À ce titre, des réunions ont lieu avec les acteurs locaux pour appréhender les conséquences des différentes options d’aménagement sur les activités économiques et trouver des solutions. Un projet de territoire est à co-construire autour de ces nouveaux ouvrages pour valoriser cette interface terre-mer.

Illustrés dans une approche paysagère, les acquisitions foncières du Conservatoire du littoral et les travaux des collectivités locales permettent d’envisager des boucles de cheminement autour de la baie. Au niveau de la Mollière (polder agricole créé en 1850 et acquis en 2002), le projet adapto prévoit d’accroître la qualité écologique de l’estuaire en concevant des zones de reposoir, de nidification et d’alimentation pour les oiseaux. Un schéma global d’accueil autour de la baie définira les travaux à entreprendre dans les années à venir pour développer l’éco-tourisme dans cet espace naturel préservé.

Chronique de site

  • 07 mai 2015 : Conseil scientifique, présentation de la démarche adapto et recommandations en matière de gestion des risques naturels en Baie d’Authie.
  • 30 septembre 2016 : Parcours avec les élus pour appréhender les aménagements réalisés et les projets autour de la Baie d’Authie – Approche paysagère pour mieux comprendre la nécessité d’un travail sur la baie dans son ensemble tant en front de mer qu’en arrière littoral.
  • Août 2018 : échange pour coordination des divers projets autour de la baie.
  • 10 octobre 2018 : COPIL PAPI BSA – présentation du projet Adapto aux acteurs locaux.
  • 28 novembre 2018 : Réunion sur le terrain avec le Préfet du Pas-de-Calais.
  • 21 décembre 2018 : Instauration d’un comité de suivi de la baie d’Authie rive Nord – DDTM (pilote), la CA2BM, DREAL Risques, DREAL Nature, Conservatoire du littoral.
  • 22 janvier 2019 : Parc Naturel Marin, imaginer une coordination entre les Aires Marines Educatives et le projet pédagogique adapto.
  • 06 mars 2019 : Retour d’expériences et visite terrain en Normandie (Communauté de Communes de Coutances Mer et Bocage).
  • 11 mars 2019 : Echanges sur le programme d’actions autour de la baie avec les acteurs locaux.
  • 14 mars 2019 : Cotech travaux urgences Baie d’Authie – DDTM (pilote), la CA2BM, DREAL Risques, DREAL Nature, Conservatoire du littoral.

La baie de Lancieux est un espace gagné progressivement par l’homme sur la mer (polder). Au fil des siècles, la construction successive de digues (digue des Moines, digue de la roche ou digue de Beaussais) et de canaux d’irrigation ont permis de développer l’agriculture.

Le paysage a ainsi été modelé en fonction des besoins alternant entre prés salés, maraîchage, prairies bocagères, vergers de pommiers, cultures céréalières ou prairies humides.

La maîtrise foncière du Conservatoire du littoral sur le polder a permis d’engager une conversion des terrains agricoles. En installant des prairies permanentes sans intrants, l’objectif est d’améliorer la qualité des eaux et de diminuer les enjeux économiques dans un secteur sensible.

La Baie de Lancieux a gardé un caractère sauvage avec des paysages naturels d’une grande diversité, tout en étant habitée et utilisée par les hommes.

Entre le XIIIe et le XVIe siècle, les moines bénédictins de l’Abbaye de Saint-Jacut ont édifié une digue, aujourd’hui appelée « Digue des Moines ». Elle a permis d’assécher le marais maritime permettant une utilisation agricole. Dans un second temps, la digue de la Roche (XVIIIe siècle) a marqué l’extension du polder jusqu’à ses limites actuelles. Le site des marais de Beaussais (polder de Ploubalay) séparé du polder de Lancieux par un cours d’eau, a été asséché par la construction d’une digue au début du XIXe siècle. Ces deux polders contigus constituent un ensemble cohérent au sein de la Baie de Lancieux.

La digue des Moines est l’élément patrimonial le plus ancien du site et représente un témoignage précieux de l’aménagement de l’interface terre-mer des siècles passés.

Projet Adapto pour le site :

Le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer entrainent des changements sur le littoral. Lors des grandes marées, la mer atteint aujourd’hui le sommet des digues et le dépasse parfois lors de tempêtes.

Depuis 2015, une réflexion est menée sur de nouvelles formes d’aménagement afin d’anticiper les effets de l’élévation du niveau de la mer. Une stratégie du recul des digues programmée dans le temps, restitue progressivement à la mer ce que l’homme lui a emprunté.
Accepter le caractère maritime de la baie, c’est transformer le regard des usagers pour accepter de redonner un peu de place à la mer et offrir de nouvelles zones à la promenade.

Laisser rentrer l’eau salée dans les marais rétro-littoraux, de façon maîtrisée, offre une nouvelle zone d’expansion pour la mer, absorbant une partie de son énergie lors des tempêtes et réduit le coût de création et d’entretien des ouvrages de protection. La baie présente les conditions favorables à cette gestion souple de la zone côtière. Plusieurs scénarii de reconnexion ont donc été évalué pour le polder de Lancieux :

  • L’arasement de la digue
  • La création de brèches
  • La mise en place d’une gestion hydraulique par écluse
  • Les submersions spontanées

Ainsi, sur la commune de Lancieux, cet espace de transition permet d’envisager un système de protection en rideaux successifs s’appuyant sur :

  • L’ancienne digue des Moines réhabilitée pour se promener ;
  • Une nouvelle digue de longueur limitée protégeant les biens et les personnes entre la digue aux moines et les zones urbanisées ;
  • L’intrusion de l’eau salée dans la zone restituée à la mer, créant un nouveau marais de prés salés dissipant l’énergie marine.

Il est ici envisagé de concilier enjeux patrimoniaux, environnementaux et usages des espaces naturels, à travers une stratégie d’accompagnement progressif du recul du trait de côte.

Zoom sur le site

Localisation : Côtes d’Armor (22)
Superficie : 111 ha
Zone d’intervention du Conservatoire : 48 ha
Année d’acquisition : 2018

Chronique de site

27 Juillet 2011 : Délibération du conseil de Lancieux prévoyant un système de défense en rideaux successifs : s’appuyer sur la digue des Moines et si besoin mettre en place une 3ème digue pour la protection du camping et des habitations.

2015 : Etude de danger – Diagnostic de l’état de santé de l’ouvrage et recommandations d’entretien. Définition de la zone vulnérable.

2016 : Rencontres avec les maires et élus intercommunaux :  crainte par rapport à l’accueil du projet par les habitants. Souhait d’une mise en valeur des apports du projet pour les habitants et également pour le tourisme. Prise de conscience de la problématique à venir sur le changement climatique sur lequel la Communauté de Communes va devoir travailler dans le cadre de la GEMAPI.

04 novembre 2016 : Présentation des résultats des études universitaires géomorphologiques et paysagères aux élus de la Côte d’Emeraude. Questionnement autour du financement du projet et de l’intérêt de mettre en place une action de reconnexion plutôt que de laisser faire la nature. Souhait de pouvoir associer aux différents scénarios, un chiffrage et une faisabilité technique et juridique.

15 novembre 2016 : Journée d’échanges entre les élus normands du val de Saire (site Licco) et les élus de la baie de Lancieux sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique.

2017 : « Services écosystémiques d’un complexe Slikke-Schorre »+ « Biogéomorphologie et estimation du service d’atténuation du marais maritime de la Baie de Lancieux » (étude EPHE).

21 novembre 2016 : Réflexion avec la marie de Lancieux pour instaurer une DUP pour maîtriser le foncier, élément clé pour l’avancement du projet adapto.

06 novembre 2017 : COPIL pour la mise en place de la GEMAP.

11 juillet 2018 : Comité de gestion des sites du Tertre Corlieu et marais de Beaussais.

08 août 2018 : Echange avec le maire de Lancieux sur les acquisitions foncières et la gestion hydraulique du marais de Lancieux.

Novembre 2018 : Acquisition de la parcelle AH 238.

Contact :

Conservatoire du littoral – Délégation Bretagne
Port du Légué,
8, quai Gabriel-Péri – BP 60474
22194 Plérin Cedex
Tél. : 02 96 33 66 32 
bretagne@conservatoire-du-littoral.fr

Contact Adapto :
Tony DUROZIER
t.durozier@conservatoire-du-littoral.fr

Située sur la façade caribéenne de la Martinique, la baie de Fort-de-France est un territoire stratégique et dynamique, avec une dense urbanisation côtière.

Elle concentre environ 40% de la population martiniquaise ainsi que de grandes infrastructures commerciales et de transport, en particulier un port et un aéroport international, jouant ainsi un rôle central dans la vie économique, sociale et culturelle de l’île.

En plus d’un fort développement urbain, la baie de Fort-de-France présente d’importantes surfaces agricoles, notamment dédiées à la culture de la canne à sucre, mais également de vastes espaces naturels.

Cependant, en raison de sa faible élévation, une partie de ce territoire est aujourd’hui exposée à la submersion marine et les terres agricoles connaissent un phénomène de salinisation, mettant à mal le modèle agricole existant.

La mangrove de Fort-de-France, aussi appelée mangrove de Génipa, plus grande mangrove de Martinique, est un élément clé du territoire et joue un rôle crucial dans la protection des côtes et dans la préservation de la biodiversité, abritant ainsi plusieurs espèces végétales et animales endémiques de l’île, notamment plusieurs variétés de palétuviers et d’acajous.

La partie sud de la baie a été affectée au Conservatoire du Littoral en 2015 puis la partie nord en 2017.

Zoom sur le site

Localisation : Martinique

Type de site : Mangrove

Surface : 1 200 hectares

Particularité : La baie de Fort-de-France est un territoire riche en contrastes, alliant urbanisation, agriculture et enjeux environnementaux, tout en étant un point névralgique pour le développement économique de la Martinique.

Principaux enjeux : Les principaux enjeux du projet sur ce territoire concernent la mise en évidence des effets de la mangrove sur la submersion marine, sa valorisation ainsi que la sensibilisation des différents publics à l’intérêt que représente la préservation de cet écosystème précieux.

Faune et flore

Il est possible d’observer des espèces de palétuviers comme la Rhizophora mangle (palétuvier rouge), l’Avicennia germinans (palétuvier noir), la Laguncularia racemosa (palétuvier blanc) et le Conocarpus erectus (palétuvier gris). Des espèces végétales protégées : Oncidium ceboletta (orchidées), Ammania coccinea (Ammania écarlate), Zygia latifolia (Acacia Rivière). Deux espèces CITES (Convention sur le commerce international de faune et de flore sauvages menacées d’extinction : Swietenia macrophylla (Acajou du Honduras) et Swietenia mahagoni (Acajou des Antilles), ainsi que 153 espèces végétales d’arrière mangrove.

Partenaires locaux :

Situé entre les communes de Bastia et Penta di Casinca, en Haute-Corse, le site du delta du Golo s’étend sur un linéaire côtier de près de 30 km. Il s’agit d’une formation basse et sableuse avec formation d’un lido, fermant l’étang lagunaire de Biguglia. Sa physionomie basse et son substrat rendent cette zone vulnérable aux différents aléas côtiers et notamment aux épisodes météo marins extrêmes. La richesse, l’originalité et les pressions qui s’exercent sur ces zones ont amenés le Conservatoire du littoral à y mener une action de maitrise foncière sur près de la moitié du linéaire côtier.

Sur ce linéaire côtier doivent être comprises et utilisées pour organiser la coexistence des espaces naturels avec des enjeux économiques importants à travers l’élaboration de schémas d’intentions pour une gestion intégrée de l’espace littoral.

Sur certaines parties de ce linéaire, les milieux sont à l’abandon et les cordons dunaires sont fortement fragilisés par des impacts naturels (tempêtes et houle) ou anthropiques (bâtis proches du trait de côte et fréquentation motorisée anarchique des plages). Sur les terrains du Conservatoire, des mesures de protection (comme la pose de ganivelles) permettent de répondre aux problématiques de fréquentation anarchique des plages et de laisser les cordons dunaires se reconstruire et se stabiliser, retrouvant leur fonction de barrière naturelle contre les intrusions salines.

En outre, le site du delta du Golo héberge une biodiversité remarquable avec, par exemple, sur le site de Mucchiatana la présence du genévrier oxycèdre à gros fruits, de la tortue d’Hermann ou de la cistude ; espèces emblématiques et d’intérêt patrimonial majeur. Au-delà de ces espèces, l’histoire géologique du delta a aussi permis l’expression d’habitats humides et côtiers remarquables, qui sont aujourd’hui reconnus et pris en compte : réserve naturelle de l’étang de Biguglia, ZNIEFF et périmètres Natura 2000.

Une étude menée par le BRGM et basée sur l’évolution du trait de côte de 1948 à 2007, a mis en évidence différentes tendances d’évolution du trait de côte à l’échelle du site : certaines zones sont en accumulation sableuse et le trait de côte y a continué d’avancer vers la mer, alors que d’autres sont en érosion, avec des taux locaux d’érosion aux alentours de l’embouchure du Golo pouvant atteindre les 100 m en 50 ans. A partir de cette analyse historique, le BRGM a réalisé des projections de l’évolution future du rivage à l’échéance 2050.

Le Conservatoire mène un travail d’essaimage de la démarche adapto auprès des acteurs publics et privés du territoire, avec par exemple une sensibilisation au nettoyage raisonné des plages ou un accompagnement dans leurs démarches d’aménagement durable et la prise en compte des enjeux de long terme.

Projet pour le site

Les axes de réflexion qui ont alimenté l’évolution du projet pour ce site sont nombreux mais sectorisés (fonctionnement hydro-sédimentaire, suivis naturalistes, volets paysagers, …). Il conviendra de les valoriser dans un effort de connaissance plus intégré. Par ailleurs, le site mérite un accompagnement local pour suivre les évolutions du milieu où les dynamiques naturelles s’exercent désormais plus librement.

Des scénarios prospectifs alimentés par le volet économique, serviront de base aux dialogue avec les acteurs locaux de la plaine orientale (élus, associations, professionnels, particuliers, services de l’Etat).

Ces étapes sont les conditions nécessaires à la solidité de solutions partagées.

Par ailleurs, le Conservatoire continuera son effort de protection de l’espace littoral grâce à des actions foncières, des travaux de restauration du cordon dunaire et des aménagements pour l’accueil du public.

Chronique de site

Septembre 2018 : réunions avec des acteurs économiques (hôtellerie) des sites d’étude avec le bureau BRLi. Le but de leur présenter les résultats des scénarios d’aménagements envisagés, de l’analyse coût/bénéfice et de l’analyse multicritère.

Octobre 2018 : réunions d’information auprès d’habitants des lotissements situés sur le cordon dunaire des communes de Biguglia et Borgo : présentation d’un plan technique de restauration et de protection de l’espace littoral, recueil des impressions des participants et réponses aux questionnements. Lire le compte rendu.

Février et mars 2019 : présentation de plans techniques de restauration et de protection de l’espace littoral aux mairies de Furiani et Castellar di Casinca.

Printemps 2019 : travaux d’aménagement réalisés dans le cadre d’Adapto sur les communes de Borgo et Venzolasca.

Contact :

Conservatoire du littoral – Délégation Corse
Résidence Saint Marc
Rue Juge Falcone
20200 Bastia
Tél. : 04 95 32 38 14
corse@conservatoire-du-littoral.fr

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, entre le bec d’Andaine et la plage Pignochet de Saint-Jean-le-Thomas, le périmètre d’intervention dans le cadre du projet est constitué d’un massif de dunes d’une longueur de 5 kilomètres et du marais de la Claire Douve en arrière-plan sur les communes de Saint-Jean-le-Thomas, Dragey-Ronthon et Genêts et du domaine public maritime.

Depuis les années 1950, la mer a rongé plus de 350m des dunes bordant la plage sur la partie nord du massif dunaire, tandis que des secteurs du centre et du sud reçoivent des dépôts importants de sédiments. Cette configuration entre dunes et marais arrière-dunaire fait la particularité de ce site classé Natura 2000, zone ZNIEFF 1 (secteur de grand intérêt biologique ou écologique), et patrimoine mondial de l’UNESCO (partiellement).

Ce site accueille de nombreux usages, accrus en période estivale : activités balnéaires, agriculture dunaire et de marais, équitation sur le DPM, randonnée, etc, avec notamment le passage du sentier de grande randonnée 223 (GR 223). Celui-ci est menacé par la forte érosion sur certains points de son linéaire.

Depuis les années 1980, des parcelles font l’objet d’acquisitions par le Conservatoire du littoral, la gestion étant assurée par le SyMEL (Syndicat Mixte Espaces Littoraux de la Manche), notamment pour les travaux de gestion du site, les conventions d’usage avec les exploitants agricoles et la relation avec les acteurs locaux.

Zoom sur le site

Localisation : Département de la Manche

Type de site : Dunaire atlantique / marais

Surface : 328 hectares

Particularité : Surface caractérisée par une forte érosion côtière au nord et par un fort dépôt de sédiments au centre et au sud du massif dunaire, par dérive littorale

Principaux enjeux : Recul progressif des enjeux humains, avec notamment une réflexion sur la protection rétro-littorale des zones urbanisées en retrait de la dune actuellement menacée de brèche.

Faune et flore

Au niveau de la flore, on peut notamment observer la renoncule à feuille d’ophioglosse, le vulpin bulbeux, le scirpe des lacs, le silène à larges feuilles, etc…

Le site est aussi une zone de nidification pour des nombreux oiseaux tels que l’hirondelle de rivage, le phragmite des joncs, la locustelle tachetée ainsi que le râle d’eau. En proximité directe avec la baie du Mont-Saint-Michel, le marais joue un rôle important en hivernage et au cours des migrations prénuptiales notamment pour le canard siffleur, la sarcelle d’hiver, la barge à queue noire, la spatule blanche et le chevalier gambette.

La morphologie de l’estuaire de l’Orne de Caen à la mer a été considérablement modifiée suite à la création du canal en 1857. Le fleuve de l’Orne, après avoir traversé Caen, se dédouble en deux lignes tendues qui organisent le territoire. Ces deux fils d’eau, Orne et canal, compris entre deux plateaux agricoles et urbains, inspirent des paysages très variés qui évoluent à travers eux. Le profil ouest guidé par le canal, donne une vision portuaire et industrielle. A l’est, la rivière change au rythme des marées pour alimenter un patrimoine de nature : la baie de l’Orne.

L’endiguement de la rivière a induit la disparition du schorre sur la majeure partie du site. Les flancs de l’Orne ont été poldérisés jusqu’à son embouchure. La digue du marais de Cagny a été construite au XVIIIème siècle, transformant l’ancien méandre et ses prés-salés en prairies humides pâturées. Le polder des Terrains François résulte d’un endiguement récent (années 1960) sur un lais de mer. Ainsi, en aval du barrage de Montalivet (Caen), la zone d’expansion latérale des habitats et des crues maritimes n’est plus présente que sur environ 1/5ème du linéaire du fleuve.

En 2011, la digue du marais de Cagny a cédé, entrainant une inondation des zones basses. Lors des grandes marées, la mer dépasse occasionnellement le sommet de la digue obligeant à fermer périodiquement la piste cyclable aménagée sur la crête de l’ouvrage. Il convient de réfléchir à son devenir et plus largement aux terrains situés en arrière.

Aujourd’hui, les éléments de connaissance disponibles sur ce site montrent que le maintien en l’état de ces polders n’est pas l’unique façon d’appréhender l’avenir de ce territoire. En effet, le retour à une végétation de prés salés sur le secteur des Terrains François présente des intérêts économiques, de biodiversité et de paysage certains.

Sur les marais de Cagny, le programme LiCCo (Littoraux et Changements Côtiers), mené de 2011 à 2014 a ap­porté des éléments de compréhension de l’évolution de l’estuaire de l’Orne. Une réflexion commune a été menée avec l’ensemble des acteurs locaux sur ce que pourrait être le littoral de demain. L’adaptation de cet estuaire dans un contexte de réchauffement climatique et d’élévation du niveau de la mer s’appuie donc sur :

  • une vision à 2050 : l’essor d’un grand territoire estuarien, plus large, plus profond pour une plus grande résilience climatique ;
  • une trajectoire à 2025 : la mise en œuvre de projets concrets et localisés de décloisonnement latéral et de mobilité de la bande côtière

L’Orne, fortement chenalisée, manque d’espace d’expansion de crues : cela pose la question du décloisonnement des polders et marais attenants dans une perspective d’adaptation au changement climatique.

Projet Adapto pour le site :

Sur Sallenelles, la démarche consiste à définir avec les acteurs locaux les aménagements d’ouverture au public lors de la remise en eau des Terrains François.

Concernant le marais de Cagny, un processus de réflexion et de définition de projet est à engager, en premier lieu par les approches historiques et paysagères, puis par la définition de scénarios prospectifs. Dans un scénario d’élévation du niveau de la mer, d’érosion et de remontée des nappes phréatiques, la digue actuelle du marais de Cagny deviendrait obsolète et son action de pro­tection nulle. En s’appuyant sur cette analyse, le Conservatoire du littoral et le Conseil Départemental du Calvados, gestionnaire des espaces naturels, travaillent sur une alternative à la piste cyclable.

En cas de restauration du caractère maritime du marais, des promenades pédestres, cyclables et fluviales offrent alors de nouvelles ambiances de visites au public. Partant de la Maison de la Nature et de l’Estuaire, ces cheminements participent au maintien de son attractivité au cœur de la baie. En parallèle, une concertation est à mener avec Normandie Cabourg Pays d’Auge, la Chambre d’Agriculture, la Safer, le Conservatoire du littoral et les agriculteurs locaux pour planifier l’évolution progressive de leurs outils de travail dans les années à venir pour ce scénario.

Zoom sur le site

Localisation : Calvados (64)
Superficie : 350 ha
Zone d’intervention du Conservatoire : 813 ha
Année d’acquisition : 2018
Superficie 230 ha acquis, 120 ha affectés : 43% de la zone d’intervention

Étude Esquisse à 2050 : Télécharger le fichier

De plus, intégrer le changement climatique oblige à voir plus large que la simple embouchure de l’estuaire de l’Orne (zone d’intervention du Conservatoire du littoral). Redonner un caractère maritime à l’Orne nécessite une stratégie réfléchie à l’échelle de l’Orne et donc de Caen jusqu’à la mer. Envisager l’adaptation à travers différentes étapes d’ici 2050 sollicite l’intervention de divers acteurs :

  • Le Département du Calvados (voie verte, espaces naturels sensibles, …), le CPIE
  • La Ville de Caen, la Communauté Urbaine Caen la Mer, la Communauté de Communes Normandie Cabourg Pays d’Auge et les communes situées à l’aval de l’estuaire (GEMAPI, Documents d’urbanisme, aménagement urbain de la presqu’île…)
  • Ports de Normandie (schéma directeur d’aménagement portuaire)
  • Les services de l’Etat (Plan de Prévention des Risques).

Le site de l’Estuaire de Loire comporte une dimension singulière : s’étendant sur plus de 5 500 hectares, il est caractérisé par un riche réseau de zones humides dont une partie est utilisée par l’agriculture – essentiellement l’élevage. Sur ce site, 4 secteurs font ou feront l’objet de la démarche Adapto+ Estuaire de la Loire.  

Corsept, secteur situé le plus à l’Ouest sur la rive Sud de l’estuaire entre les communes de Paimboeuf et Saint-Brévin. Il a fait l’objet d’un ensemble d’actions déployées entre 2022 et 2024 dans le cadre du projet Adapto Estuaire Corsept. Etudiant les évolutions attendues de l’interface terre-mer, la démarche a permis de mettre en avant les pistes d’adaptation à l’élévation du niveau marin de ces espaces comprenant prairies de fauches, cheminement et bâtis tout proche.

Lavau-sur-Loire fait partie des trois nouveaux secteurs intégrés dans le projet Life Adapto+. Ce site d’environ 2 700 hectares regroupant les anciennes îles du Nord Loire et se situe à 19 km à de Saint-Nazaire et à 33 km de Nantes. Puis, à l’Est se situe Massereau-Migron, avec les anciennes îles du Sud Loire, ainsi que la Percée de Buzay, regroupent 2 200 hectares supplémentaires. Ces sites sont, en partie, inscrits auprès du réseau européen de sites Natura 2000. Ces trois nouveaux sites sur lesquels on peut déjà percevoir des changements (végétations, paysages, usages qui se modifient) feront donc l’objet de nouvelles interrogations dans le cadre du LIFE Adapto+.

Zoom sur le site

Localisation : Département de la Loire-Atlantique

Type de site : Estuaire

Surface : Plus de 5 500 hectares

Particularité : Site regroupé en quatre différents secteurs dans l’arrière-pays nazairien

Principaux enjeux : Gestion et entretien des cours d’eau, restauration écologique et réorganisation des zones d’habitation et d’activités agricoles.

Faune et flore

Il est possible d’observer des nombreuses espèces sur ces quatre sites, telles que la Loutre d’Europe, la Rosalie des Alpes, le Lucane cerf-volant, le Triton crêté, la Lamproie Marine et de rivières, la Grande alose, l’Anguille d’Europe, plusieurs espèces de chauve-souris comme la Barbastelle, le Petit Rhinolophe et le Murin à oreilles échancrées, ainsi que des nombreuses espèces d’oiseaux : L’Echasse blanche, l’Avocette élégante, le pluvier doré, la spatule blanche, la barge à queue noire, le Canard Souchet, la Bécassine des marais, le Tadorne de Belon, la gorge bleue à miroir, le Busard des roseaux, le phragmite aquatique, le phragmite des joncs…

Partenaires locaux :

Propriété de l’Etat depuis la fin du 19ème siècle et actuellement sous gestion de l’Office National des forêts (ONF), le site de Luzéronde se situe au Nord-Ouest de l’île de Noirmoutier, et fait partie du réseau européen des sites Natura 2000.

Ce site est un « cas d’école » de dune littorale au contact d’un enrochement. Il s’agit d’un cordon dunaire qui protège de la submersion de vastes secteurs agricoles et aquacoles, et plusieurs zones urbanisées situés à l’Est (majoritairement des terrains privés). Ce rempart naturel présente une profondeur qui varie actuellement entre 80 mètres au nord du site et 20 mètres au sud ; zone en contact avec la digue du Devin. En cas de rupture lors d’évènements météorologiques majeurs, l’Ile de Noirmoutier serait fortement impactée.

L’ONF, en tant que propriétaire et gestionnaire de la partie dunaire, et la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier (CCIN) dans le cadre de la GEMAPI, travaillent conjointement depuis plusieurs années à la réduction du risque sur la partie sud du cordon dunaire.

Le projet Life Adapto+ a pour objectif de renforcer cette démarche précédemment initiée en améliorant la capacité de résilience de la dune via des actions de renforcement des échanges sédimentaires de pied de dune, et de recul du cordon dunaire (translation accompagnée). Ce projet repose sur l’expertise des structures partenaires (Cdl, BRGM, CEREMA, Observatoire de l’île de Noirmoutier, ONF) ainsi que sur une volonté commune aux acteurs du territoire (CCIN, communes, etc..) de valoriser les approches fondées sur la nature pour faire face aux effets du changement climatique. 

Les conclusions pourraient permettre de créer de nouveaux outils de gestion avec une portée nationale et européenne dans un type de configuration similaire.

Zoom sur le site

Localisation : Département de la Vendée

Type de site : Dunaire centre atlantique

Surface : 25 hectares

Particularité : Digue naturelle contre la submersion marine fragilisée par son emplacement au contact d’un ouvrage de défense contre la mer.

Principaux enjeux : Maintien de la robustesse de la barrière sableuse en contexte d’érosion marine afin de conserver son rôle protecteur face à la submersion marine.

Faune et flore

Il est possible d’observer l’Ammophila arenaria, le Cakile maritima, l’Euphorbia paralias, la Calystegia soldanella, l’Omphalodes du littoral, l’Eryngium maritimum, ainsi que le Pelobate cultripède (Pelobates cultripes), espèce de reptiles en danger en France métropolitaine.

Propriété du Conservatoire du littoral depuis les années 1990, la Pinède du Bastidon s’étend sur plus de 18 hectares sur le territoire communal de la Londe-les-Maures. Intégré dans un boisement de pins qui se déploie sur la frange littorale, le site est également composé d’une zone humide et de terres agricoles. 

Géré par la commune, ce site mêle propriété publique et privée, activités de loisirs locales et touristiques (port, plage, promenade, camping). Il est très fréquenté pendant la période estivale, avec environ 150 000 visiteurs par an sur le sentier littoral.

Des vestiges de fortifications militaires datant de l’occupation allemande de 1942-1944, demeurent en front de mer. Un long mur de béton marque le trait de côte et atteste d’un recul régulier du littoral depuis des décennies. La proposition est d’étudier les conditions de la renaturation du site par l’effacement des différents points durs du littoral. Ces réflexions sont menées dans l’idée de limiter l’érosion en aval du site, ainsi que de s’inscrire dans la continuité des actions de restauration de la bande côtière initiée par le précédent Life Adapto (2017-2022) sur le site des Vieux-Salins d’Hyères. Séparés par un camping, la pinède du Bastidon et les Vieux Salins d’Hyères sont contenus dans la même cellule hydrosédimentaire. La démarche est également prévue dans le cadre du contrat de baie « Rade de Toulon et des Iles d’Or ».

Zoom sur le site

Localisation : département du Var

Type de site : pinède littoral

Surface : 18,5 hectares

Particularité : 220 mètres linéaires de mur bétonné sur la côte et quatre blockhaus datant de l’occupation allemande entre 1942-1944.

Principaux enjeux : lutte contre l’érosion, pérennisation du sentier côtier, sensibilisation des populations locales et accompagnement des acteurs du territoire.

Faune et flore

Il est possible d’observer des habitats naturels côtiers classiques tels que le Juncus acutus, les friches halophiles à Elytrigia ssp, l’Étourneau roselin (Pastor roseus), le Geai des chênes (Garrulus glandarius), les pelouses à salicornes et les laisses de mer.

Partenaires locaux :

Le site des Vieux Salins a été acquis par le Conservatoire du littoral en 2001. La surface protégée couvre 365 ha, ce qui en fait un espace naturel protégé majeur de la rade d’Hyères. Avec le Salin des Pesquiers, il est le témoin de l’ancienne activité salicole qui a représenté un pilier du développement local de la rade d’Hyères. La gouvernance du site est animée par le Conservatoire et ses partenaires (la communauté d’agglomération Toulon-Provence-Méditerranée (TPM), la commune d’Hyères et le Parc national de Port-Cros).

Le plan de gestion en cours organise une gestion hydraulique du site proche de l’ancien fonctionnement des salins, dans un but d’optimisation de la qualité écologique et ornithologique. Cependant, cette configuration est malmenée par plusieurs phénomènes dont notamment l’érosion du cordon dunaire au sud : recul du trait de côte, disparitions des pins d’Alep et des zones ombragées, affouillement de la plage, menaces sur des ouvrages hydrauliques du site.

Les enrochements présents sur une partie du site limitent l’érosion là où ils sont implantés, mais l’amplifient directement en aval du transit sédimentaire et perturbent le fonctionnement hydro-sédimentaire à l’échelle de la baie.

Des études menées par le BRGM et l’Université d’Aix-Marseille ont montré que cette zone humide littorale est un lieu favorable à la mise en œuvre d’actions de gestion adaptative du trait de côte et des espaces naturels telles que le désenrochement du trait de côte dans une perspective de renaturation.

Suite à une première phase de désenrochement sur 100 m à l’extrémité ouest de l’ouvrage, le gestionnaire TPM a lancé une étude pour la définition d’une stratégie de gestion du cordon littoral en 2017 (Artelia). Cette étude explore les solutions suivantes :

  • un scénario de protection (protection dure par des digues…),
  • un scénario d’accompagnement de l’évolution du site en fonction des aléas,
  • un scénario de renaturation du trait de côte avec rééquilibrage naturel,
  • un scénario de non action.

Le comité de pilotage a finalement retenu de combiner deux scenarios : « renaturation du trait de côte » et également « accompagnement de l’évolution du site par des opérations de génie écologique ».

Les travaux et le projet pour ce site s’intègrent dans deux projets européens : Marittimo (Interreg franco-italien 2017-2019) et adapto (2017–2021).

Projet pour le site

Le projet d’ensemble consiste à redonner une dynamique naturelle au système dune-plage faisant l’interface entre la mer et la zone humide. Pour cela il est prévu de retirer les enrochements puis de réajuster au fur et à mesure les aménagements et l’accueil du public en fonction de l’évolution du milieu.

Les actions adapto s’attacheront à organiser les suites des travaux structurants réalisés dans le cadre de Marittimo (suppression des enrochements).

Il s’agira d’assurer la continuité de la promenade littorale en cas d’intempérie par la création d’un sentier alternatif et de suivre l’évolution de l’écosystème lagunaire, dont l’herbier de posidonie qui frange la plage.

Plus généralement, le projet développera des actions en direction des usagers, la population et les élus afin de répondre à leurs interrogations et de préparer avec eux les évolutions futures.

Zoom sur le site

Localisation : Var (83)
Superficie : 365 ha

Chronique de site

Février 2019 : attribution du marché pour la réalisation du sentier piéton et du marché pour la réhabilitation du cordon dunaire et le désenrochement.

Avril 2019 : démarrage des travaux ; présentation de l’exposition sur le projet réalisée dans le cadre de l’action pédagogique par le CPIE Côte Provençale et visite de site avec une trentaine de participants.

Juillet 2019 : fin des travaux de création du sentier et de restauration du cordon dunaire.

Septembre 2019 :  attribution du marché pour le suivi des herbiers marins et démarrage de l’étude.

Octobre 2019 : fin des travaux de désenrochement sur 340m de linéaire côtier.

Avril 2020 : deuxième campagne de suivi des herbiers marins.

Août et Octobre 2020 : enquêtes de perception sociale auprès des usagers du site.

Octobre 2020 : prolongation du désenrochement sur un linéaire supplémentaire de 275m. Le littoral des Vieux Salins est ainsi renaturé sur plus de 600m.

Septembre 2020 : troisième campagne de suivi des herbiers marins.

Novembre 2020 : sorties de terrains pour 4 classes des écoles primaires d’Hyères : découverte des Vieux Salins et atelier de landart sur le thème de l’évolution naturelle et artificielle du trait de côte.

Septembre 2021 : quatrième campagne de suivi des herbiers marins.

Contact :

Conservatoire du littoral – Délégation Provence-Alpes-Côte d’Azur
3, rue Marcel-Arnaud
13100 Aix-en-Provence
Tél. : 04 42 91 64 10
paca@conservatoire-du-littoral.fr