La démarche de préservation et d’adaptation du site de Brasinvert / Grand Radeau est officiellement lancée dans le cadre du projet LIFE Adapto+. Situé sur la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, ce vaste espace naturel de 1 000 hectares, en bordure ouest du Petit Rhône, fait désormais l’objet d’une réflexion globale pour anticiper les évolutions environnementales et socio-économiques.

L’objectif est d’accompagner les mutations des activités agricoles — notamment l’élevage extensif de taureaux — ainsi que des usages tels que le tourisme balnéaire et la chasse, tout en intégrant les transformations des milieux littoraux accentuées par le changement climatique. Le projet prévoit d’étudier plusieurs scénarios d’évolution du site, en privilégiant des solutions fondées sur la nature. Il accorde également une place importante à la participation citoyenne, en s’intéressant à la mémoire du lieu, aux représentations associées et à la perception des risques.

La dynamique collective a été enclenchée à la suite du premier comité de suivi, organisé le 21 octobre, qui a réuni l’ensemble des acteurs concernés pour faire le point sur l’avancement du projet. Depuis, les temps d’échange se sont multipliés. En janvier, un événement de lancement dédié à la mobilisation citoyenne et un atelier « carte sur table » avec les partenaires ont marqué une phase d’intense concertation.

Le 15 janvier, un atelier « hybride » a rassemblé les partenaires techniques afin d’initier le diagnostic du site. Accueillie par le Parc naturel régional de Camargue, la rencontre a été animée par le collectif de paysagistes L’Hydre, l’association SAVE — spécialisée dans l’environnement littoral — et le Conservatoire du littoral. L’après-midi s’est poursuivie par une visite de terrain avec la Manade Raynaud, en direction de l’étang d’Icard et du Petit Rhône, offrant l’occasion d’échanger concrètement sur plusieurs enjeux du territoire.

Le 29 janvier, l’événement de lancement de la mobilisation citoyenne a confirmé l’intérêt local pour la démarche. La salle comble a témoigné d’une forte participation des habitants qui, après la présentation du calendrier et des objectifs, ont partagé leurs attentes, leurs points de vigilance et un réel enthousiasme. La réussite du projet reposera désormais sur la capacité à maintenir cette mobilisation lors des prochaines étapes collectives.

Le Lido de l’Or, site protégé du Conservatoire du littoral et coupure d’urbanisation entre les stations balnéaires de Carnon et La Grande Motte, évolue rapidement sous les effets du changement climatique : montée du niveau de la mer et remontée du sel, remontée des nappes, risque d’incendie conforté par les canicules et la sécheresse, tempêtes…

Au travers d’une de ses balades nature estivales, Pays de l’Or Agglomération, le gestionnaire du site, en partenariat avec le Conservatoire du littoral et le projet LIFE Adapto+, emmèneront les participants et participantes à la découverte des enjeux de ce territoire mouvant, de la plage à la Pinède du Grand Travers. La balade abordera l’évolution historique du site et la mobilité naturelle du lido, pour mieux se projeter dans les évolutions en cours et à venir sur le Grand Travers dans un contexte de changement climatique. Un atelier de croquis permettra de se projeter dans les futurs paysages et usages de cette Pinède, héritée de la Mission Racine.

  • Le Grand Travers : comprendre les enjeux liés au changement climatique sur le lido, de la plage à la Pinède du Grand Travers, dans une perspective historique et d’évolutions en cours et à venir
  • Comment s’adapter aux évolutions ? Des actions de gestion dunaire au projet de renaturation de la route départementale sur le Petit Travers (projet de 2014-2015), en passant par les réflexions sur l’évolution de la Pinède
  • Imaginez les futurs paysages et usages du Grand Travers, avec un atelier de croquis et d’imagination dans la Pinède du Grand Travers
  • Animation gratuite
  • Inscription obligatoire par mail, téléphone, ou via la plateforme J’agis pour la nature.
  • Coordonnées de l’organisateur : 06 03 32 11 29, espaces.naturels@paysdelor.fr / site web
  • Mercredi 12 août 2026, 9h – 11h
  • Départ de la visite : cheminement 67, Grand Travers
  • Conditions particulières : chaussures fermées, casquette, gourde

Face à l’accélération des impacts du changement climatique, comment les pays européens réinventent-ils la gestion de leurs côtes ? Découvrez en replay notre tout premier webinaire dédié aux approches européennes de gestion souple des littoraux :

Organisateurs : Conservatoire du littoral, via le Projet LIFE ADAPTO+ et la Délégation Europe et International (DEI).

Date de diffusion : le 18 septembre 2025, entre 15h et 17h (heure de Paris).

Érosion des plages, submersions marines… Les côtes françaises sont en première ligne face aux risques naturels exacerbés par le changement climatique. Déjà visibles, ces phénomènes devraient s’intensifier dans les prochaines décennies. Pour les collectivités, l’enjeu est désormais d’anticiper ces évolutions afin de mieux protéger les populations, tout en préservant les milieux naturels et les activités qui en dépendent. C’est tout le sens du projet LIFE Adapto+, qui propose un accompagnement opérationnel pour prendre en considération des solutions douces de gestion du trait de côte.

Sa spécificité : faciliter la mise en œuvre d’une « gestion souple » du littoral. Il ne s’agit plus de chercher à figer les côtes coûte que coûte, mais de composer avec leur évolution en s’appuyant sur des solutions fondées sur la nature. Préserver les dunes, restaurer des zones tampons, adapter certains usages : autant de leviers à mobiliser progressivement, en fonction des contextes locaux, en alternative des réponses plus classiques comme les ouvrages de protection

Cet accompagnement doit permettre aux territoires de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre sur leur littoral, d’identifier les enjeux sociaux, économiques et environnementaux, et de comparer différentes trajectoires d’adaptation.  

Celui-ci prendra la forme d’un appui technique mobilisé sur un total de 45 jours entre 2027 et 2029, mobilisant l’expertise reconnue du Conservatoire du littoral, du BRGM et du Cerema sur ces enjeux, ainsi que d’un accès à une méthodologie structurée et à des outils d’aide à la décision. Les équipes locales seront également associées à des temps de formation et d’échange, afin de renforcer leurs compétences et de faciliter l’appropriation de la démarche. 

L’AMI s’adresse aux collectivités littorales et à leurs groupements (communes, intercommunalités, syndicats mixtes, etc.), ayant identifié les aléas côtiers et bénéficiant d’un portage politique. En accompagnant des territoires aux profils variés, le dispositif entend démontrer que des alternatives aux solutions classiques d’ingénierie existent et qu’elles peuvent être mises en œuvre de manière progressive, concertée et adaptée aux réalités locales. 

Au-delà de l’accompagnement individuel, le projet LIFE Adapto+ vise également à structurer une véritable communauté d’acteurs. Les territoires retenus intégreront un réseau national favorisant le partage d’expériences, la diffusion de bonnes pratiques et la montée en compétence collective. Cette dynamique contribuera à faire évoluer les politiques publiques en matière de gestion du littoral, en s’appuyant sur des retours d’expérience concrets et reproductibles. 

  • Ouverture de la période d’appel à candidatures : Le 9 juin 2026,
  • Webinaire d’information à destination des potentiels territoires candidats : Le 25 juin 2026​, à 14h (heure de Paris),
  • Clôture de la période d’appel à candidatures : Le 30 novembre 2026​,
  • Jury de sélection : Le 14 janvier 2027​,
  • Annonce des 10 lauréats : Février 2027​.

Le changement climatique transforme déjà nos côtes et nous oblige à repenser notre manière d’habiter et de gérer le littoral. Engagé depuis plusieurs années sur les enjeux d’adaptation au changement climatique, le Conservatoire du littoral, avec le BRGM et le Cerema, franchit une nouvelle étape avec l’AMI du projet LIFE Adapto+ pour accompagner durablement les territoires dans la mise en œuvre de stratégies de gestion souple de la bande côtière adaptées aux réalités locales.

Philippe Van de Maele, Directeur général du Conservatoire du littoral

Le BRGM, acteur public de référence pour la connaissance des sols, du sous-sol et des risques littoraux, est pleinement mobilisé aux côtés du Conservatoire du littoral et du Cerema dans le cadre du projet LIFE Adapto+. L’appel à manifestation d’intérêt constitue une double opportunité au service d’une gestion souple et durable des territoires à l’échelle nationale. D’une part, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement technique de qualité, adapté aux spécificités de leur territoire, pour explorer et mettre en œuvre de nouvelles trajectoires d’adaptation face aux effets du changement climatique. D’autre part, ces nouveaux territoires viendront enrichir le projet Adapto+ à travers de nouveaux cas d’étude, contribuant ainsi à consolider la méthode, à élargir son champ d’application et à renforcer sa capacité de réplicabilité au bénéfice de l’ensemble des acteurs concernés.

Catherine Lagneau, Présidente-directrice générale du BRGM

Le Cerema, le partenaire public pour adapter les territoires au défi climatique, est pleinement engagé aux côtés du Conservatoire du littoral avec le BRGM pour faire d’Adapto+ et de son appel à partenariat une véritable opportunité pour les collectivités littorales. En s’appuyant notamment sur une gestion plus souple de la bande côtière, ce dispositif offre aux territoires volontaires un cadre solide pour explorer de nouvelles façons de vivre avec la mer et construire, dans la durée, des projets de territoire durables et ambitieux.

Sébastien Dupray, Directeur technique risques, eaux et mer du Cerema

Face à l’accélération des impacts du changement climatique, comment les pays européens réinventent-ils la gestion de leurs littoraux ? Le projet LIFE Adapto+ vous invite à participer au premier d’une série de webinaires consacrés à l’applicabilité de la gestion souple en Europe. Cet événement réunira des experts et des représentants de différents projets autour des solutions fondées sur la nature (SfN) et des enjeux actuels de l’adaptation des zones côtières au changement climatique. L’événement, qui se déroulera en ligne le 18 septembre 205, de 15h à 17h (heure de Paris), bénéficiera d’une traduction simultanée Français ↔ Anglais afin de permettre la participation du plus grand nombre.

Programme

Présentation des projets LIFE Adapto et Adapto+ : Pauline Malterre, Conservatoire du littoral (France)

Présentations des approches européennes :

  • Catherine Childs, National Trust Cayman Islands (Grande-Bretagne) – La restauration des mangroves et leur potentiel de séquestration carbone,
  • Miquel Rafa, Fundació Catalunya La Pedrera (Espagne) – Les actions menées sur le Delta de l’Ebre
  • Patrick Meire, SIGMA Plan (Belgique) – Plan de gestion des littoraux belges,
  • Sierd de Vries, TU Delft (Netherlands) – Projet Zandmotor (rechargement de sable),
  • Isabelle Kisielewski, Conservatoire du littoral (France) – Les actions menées dans le cadre du LIFE Adapto+ sur le Delta de Leyre;

Présentation des définitions clés : Marie Cherchelay, Conservatoire du littoral (France)

Table-ronde et questions : Animée par Fabrice Bernard, Conservatoire du littoral (France)

Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place et recevoir le lien de connexion.

Entre terre et mer, les marais estuariens ont toujours été des espaces de transition, façonnés par les hommes et soumis aux rythmes des marées et des submersions. Aujourd’hui, le changement climatique accélère leurs transformations. Montée des eaux, remontée du bouchon vaseux, salinisation des sols… Comment ces paysages, ces écosystèmes d’exception et les activités associées vont-ils évoluer ? Et comment accompagner l’adaptation des usages ?

Les anciennes îles de l’estuaire de la Loire, hier remodelées pour favoriser un chenal unique de navigation et des atterrissements valorisés par le fourrage et la pâture, pourraient demain devenir inaccessibles tout en étant propices à d’autres espèces animales et végétales halophiles. Au contraire, certaines espèces, incapables de s’adapter, se déplaceront.  Par ailleurs, le risque de remontée du bouchon vaseux pourrait accroître les difficultés d’évacuation hivernale des affluents de la Loire. En outre, la remontée du front de salinité en période d’étiage estival de la Loire risque de nuire à l’alimentation en eau douce des marais de l’arrière-pays. Hier, la tempête Xynthia rappelait la vulnérabilité de ce territoire face aux submersions.

LQ Paysagiste

Pour répondre à ces enjeux, le projet LIFE Adapto+ propose d’anticiper et de poser ensemble, les problématiques d’évolutions environnementales (gestion des espaces naturels…) et socio-économiques (agriculture, loisirs…) face au changement climatique, en particulier des anciennes îles de Loire sur les communes de Lavau-sur-Loire, Bouée, Frossay et Le Pellerin.

Il s’agira de réfléchir collectivement à des scénarios d’évolution à long terme, comme outils pour éclairer les décisions et apprendre à naviguer entre plusieurs futurs possibles. Certains de ces scénarios seront approfondis au travers de modélisations hydrosédimentaires qui alimenteront l’analyse de l’évolution de la biodiversité. Enfin, une analyse multi-thématique de ces-dits scénarios permettra de croiser les regards afin de retenir une trajectoire. L’objectif est d’intégrer ces mutations dans les documents locaux de planification et d’aménagement du territoire.

Conservatoire du littoral / Projet LIFE Adapto+ / Otago Productions

Cependant, avant de projeter l’avenir, il faut comprendre le présent. Le projet commence donc par un diagnostic du territoire : hydrosédimentaire, agricole et paysager… Mais aussi, et surtout, par la parole de ceux qui connaissent ces marais par cœur : agriculteurs, pêcheurs, naturalistes, élus, qui ont été rencontrés individuellement ce printemps par le groupement Louise Quintana et Altereo, ainsi qu’avec les habitants lors de marches exploratoires sur leurs perceptions des paysages.

La démarche « Adapto », en associant science, mémoire et prospective, ouvre la voie à une gestion plus résiliente de ces territoires, en intégrant la flexibilité dans la gestion du trait de côte, des formes de reconnexions à la Loire laissant place à des espaces de cohabitation entre terres et eaux estuariennes, demain plus encore qu’hier.

Les inscriptions sont ouvertes pour le webinaire « Comment adapter le littoral français face au changement climatique ? Les enseignements du Conservatoire du Littoral » organisé le mercredi 5 novembre 2025, de 12h à 13h, dans le cadre du programme « ALLCAN ».

À partir des enseignements des projets LIFE Adapto (2017-2022) et LIFE Adapto+ (2024-2029), l’événement explorera une question cruciale : comment repenser nos pratiques de gestion côtière face à la montée des eaux et aux effets du changement climatique ?

Le littoral, façonné par la mer, le vent et les fleuves, est par nature un espace en mouvement. Pourtant, digues, enrochements et autres aménagements ont souvent figé ces dynamiques naturelles.
Avec une élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre 1 mètre d’ici 2100, il devient urgent d’imaginer de nouvelles solutions.

Une alternative se dessine : la gestion souple de la bande côtière, qui consiste à accompagner les dynamiques naturelles plutôt qu’à les contraindre, en redonnant de l’espace aux écosystèmes et en favorisant l’adaptation plutôt que la résistance.

  • Adrien Privat, responsable de mission « Interface Terre-Mer » au Conservatoire du littoral
  • Pauline Malterre, coordinatrice du projet LIFE Adapto+ au Conservatoire du littoral

Pour vous inscrire au webinaire :

« Alliance for Climate Action Now ! » a pour but de fédérer les unités d’enseignement et de recherche de l’Université Paris-Saclay autour des défis associés aux transitions climatique et écologique, en mettant en place des formations et des recherches croisant les savoirs universitaires et technologiques.

Deux volets y sont en interaction : un diplôme universitaire multidisciplinaire visant plusieurs centaines d’étudiant·e·s à l’horizon de cinq ans ; un programme de recherche transdisciplinaire autour de l’atténuation du changement climatique et de la restauration de la biodiversité, la quantification et la réduction des vulnérabilités liées aux transitions climatique et écologique, et des études spécifiques aux zones périurbaines.

Recul du trait de côte, franchissements répétés des dunes, salinisation des nappes d’eau souterraine : les effets du changement climatique sont déjà visibles. Ils menacent les infrastructures, modifient les écosystèmes et fragilisent les terres agricoles.

Au cœur de la stratégie locale, les cordons dunaires constituent un rempart naturel essentiel. Fragilisés par les tempêtes et certaines pressions humaines, ils font l’objet d’une gestion dite « souple », qui vise à accompagner la dynamique naturelle du littoral plutôt qu’à la contraindre.

Élus communaux, représentants du Conservatoire du littoral et gestionnaires du SyMEL présenteront les actions menées sur le site de Fréval à Fermanville et aux mares de Vicq-sur-Mer. Une vidéo permettra également de découvrir le site de la batterie de Néville.

  • Le Val de Saire : Comprendre l’urgence de l’érosion côtière, des intrusions marines et des défis du changement climatique (biseau salé, remontée de nappes, décharges, modification des écosystèmes).
  • Des solutions fondées sur la nature : Le Conservatoire du littoral et le SyMEL révèlent leur stratégie de gestion souple, privilégiant la restauration par des solutions fondées sur la nature.
  • Le retour d’expérience des communes : Découvrez l’implication des élus, les défis rencontrés (usages privés, foncier, information des habitants) et les réalisations concrètes (déplacement du parking et du sentier, gestion hydraulique).
  • Des programmes de soutien majeurs : Présentation des dispositifs de financement et de gestion comme les projets LIFE Adapto+, Licco et LIFE ARTISAN.
  • Sites et témoignages visuels : Aperçu de la diversité des sites (avec vidéo de la batterie de Néville).
  • Inscriptions obligatoires via ce formulaire
  • Jeudi 28 mai 2026, 13h30h – 16h30
    Départ de la visite : Mairie, Fermanville
    Conditions particulières : chaussures et vêtements adaptés à la météo (Parcours dans le sable)

Comment repenser nos pratiques de gestion côtière face à la montée des eaux et aux effets du changement climatique ? Découvrez en replay le webinaire organisé par l’Université Paris-Saclay, diffusé le 5 novembre 2025, dans le cadre du programme « ALLCAN ». Au programme : les retours d’expérience du projet LIFE Adapto (2017-2022) et les nouveaux défis dans le cadre de la suite du projet LIFE Adapto+ (2024-2029) :

Le littoral, façonné par la mer, le vent et les fleuves, est par nature un espace en mouvement. Pourtant, digues, enrochements et autres aménagements ont souvent figé ces dynamiques naturelles.
Avec une élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre 1 mètre d’ici 2100, il devient urgent d’imaginer de nouvelles solutions.

Une alternative se dessine : la gestion souple de la bande côtière, qui consiste à accompagner les dynamiques naturelles plutôt qu’à les contraindre, en redonnant de l’espace aux écosystèmes et en favorisant l’adaptation plutôt que la résistance.

  • Adrien Privat, responsable de mission « Interface Terre-Mer » au Conservatoire du littoral
  • Pauline Malterre, coordinatrice du projet LIFE Adapto+ au Conservatoire du littoral

« Alliance for Climate Action Now ! » a pour but de fédérer les unités d’enseignement et de recherche de l’Université Paris-Saclay autour des défis associés aux transitions climatique et écologique, en mettant en place des formations et des recherches croisant les savoirs universitaires et technologiques.

Deux volets y sont en interaction : un diplôme universitaire multidisciplinaire visant plusieurs centaines d’étudiant(e)s à l’horizon de cinq ans ; un programme de recherche transdisciplinaire autour de l’atténuation du changement climatique et de la restauration de la biodiversité , la quantification et la réduction des vulnérabilités liées aux transitions climatique et écologique, et des études spécifiques aux zones périurbaines.

Une quinzaine d’élèves éco-délégués du collège Georges Elisabeth de Rivière-Salée ont vécu, le 28 novembre dernier, une expérience hors du commun au cœur de la mangrove de Génipa, dans la Baie de Fort-de-France. Organisée dans le cadre des 50 ans du Conservatoire du littoral et du projet LIFE Adapto+ et accompagnée par plusieurs intervenants spécialisés, cette sortie pédagogique avait pour objectif de sensibiliser les jeunes à l’importance de cet écosystème unique, aujourd’hui menacé par l’urbanisation et par les eaux de ruissellement qui entrainent une baisse de la salinité.

Au départ du quartier Canal, sur la commune de Ducos, les collégiens ont exploré la mangrove à travers leurs cinq sens, grâce à une série d’ateliers thématiques.

Guidés par la géographe Yolie Théotiste, représentante de la Martinique au Parlement français de la jeunesse pour l’eau, les élèves ont d’abord participé à un atelier consacré à l’ouïe : grâce à des dispositifs d’amplification sonore, ils ont pu percevoir la richesse acoustique de la mangrove et de sa faune.

Leur parcours s’est ensuite poursuivi par un atelier autour de l’odorat, avec la découverte d’un parfum inspiré de la mangrove, co-créé par l’artiste martiniquais Jean-Marc Bullet, lauréat du concours Monde Nouveau.
La matinée a également été marquée par une dégustation de miel de palétuvier et de jus de génipa, un fruit emblématique qui a donné son nom à la mangrove du sud de la baie.

Un atelier tactile a permis aux collégiens de manipuler des éléments typiques de cet écosystème : branches, feuilles, pneumatophores, vase, graines, fleurs… mais aussi quelques déchets trouvés sur place, rappelant les pressions humaines subies par le milieu.

Enfin, un atelier dédié à la vue a conduit les élèves à écrire haïkus, slams et poèmes inspirés des paysages observés lors de leur balade en bateau.

Située au cœur de la façade caribéenne de la Martinique, la Baie de Fort-de-France est un territoire stratégique où se côtoient zones urbaines, infrastructures majeures, terres agricoles et espaces naturels. Elle concentre près de 40 % de la population martiniquaise ainsi qu’un port et un aéroport international.
Cet équilibre fragile est aujourd’hui menacé : faible élévation du territoire, risques de submersion marine, salinisation des terres agricoles et pression urbaine font de la mangrove un rempart naturel indispensable.

Avec ses 1 200 hectares, la mangrove de Génipa — la plus vaste de Martinique — joue un rôle écologique majeur : protection du littoral, captation du carbone, nurserie pour de nombreuses espèces, refuge pour une biodiversité endémique.

À l’issue de cette matinée immersive, les 15 éco-délégués de 6e à la 3e ont reçu un diplôme d’« ambassadeur de la mangrove », symbole de leur engagement pour la protection de cet écosystème précieux.
Cette action constitue l’un des volets de sensibilisation portés par le projet LIFE Adapto+, dont l’un des enjeux majeurs est de mieux comprendre le rôle des mangroves dans la résilience face aux risques littoraux et de promouvoir des solutions fondées sur la nature.

Dans le cadre du « Parcours littoral de demain : s’adapter avec la nature », série d’événements coorganisée entre les projets Life ARTISAN et Life Adapto+, de nouvelles visites de terrain sont proposées pour le deuxième semestre de 2025. Les Vieux Salins d’Hyères, en passant par l’Estuaire de Loire, la Normandie ou la Baie de Fort-de-France, ces visites sont destinées à partager la mise en application de la gestion souple pour faire face aux effets du changement climatique. Les inscriptions aux visites, ainsi que qu’au programme de webinaires sont gratuites, mais obligatoires. C’est par ici que cela se passe.

Les visites à venir sur des sites du LIFE Adapto+ :

En savoir plus sur les actions menées sur le site des Vieux Salins d’Hyères dans le cadre du Life Adapto (2017-2022).

En savoir plus sur les actions prévues sur le site de l’Estuaire de Loire dans le cadre du Life Adapto+ (2024-2029).

En savoir plus sur les actions prévues sur le site de Val-de-Saire dans le cadre du Life Adapto+ (2024-2029).

Pour consulter le programme complet :

  • Comprendre les vulnérabilités des territoires littoraux face au changement climatique, dans l’Hexagone et en Outre-mer.
  • Présenter les leviers d’action pour mettre en œuvre un projet de SfN en territoire littoral.
  • Illustrer le rôle des Solutions fondées sur la Nature (SfN) pour adapter ces territoires et accroître leur résilience face aux risques côtiers.
  • Valoriser des retours d’expériences concrets, alliant adaptation et préservation de la biodiversité.

Vous êtes élu, décideur, technicien ou chargé de mission impliqué dans les domaines de l’aménagement du territoire, la préservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique ? Ce parcours est fait pour vous !

Plongez au cœur des Solutions fondées sur la Nature en milieu littoral à travers différents regards et explorez leurs applications concrètes sur le terrain : Profitez de 1 à 2 visites régionales pour rencontrer des acteurs engagés, échanger sur leurs expériences et découvrir des projets inspirants directement sur site. Une occasion unique d’allier connaissances et pratiques pour mieux appréhender les défis et opportunités des solutions fondées sur la nature en milieu littoral !

REPLAY des webinaires précédents :

WEBINAIRE 1 : Les politiques publiques face aux risques littoraux : intégrer les Solutions fondées sur la Nature dans les stratégies de gestion du trait de côte

WEBINAIRE 2 : Les solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au changement climatique : enjeux et spécificités en milieu littoral

Dans le cadre du « Parcours littoral de demain : s’adapter avec la nature », événement coorganisé par les projets LIFE ARTISAN et LIFE Adapto+, une série de webinaires et de visites de terrain sont organisés de juin à octobre 2025. Découvrez le replay des premiers webinaires :

WEBINAIRE 1 : Les solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au changement climatique : enjeux et spécificités en milieu littoral

WEBINAIRE 2 : Les politiques publiques face aux risques littoraux : intégrer les Solutions fondées sur la Nature dans les stratégies de gestion du trait de côte

WEBINAIRE 3 : Les Solutions fondées sur la Nature en milieu littoral : repérer et mobiliser les financements disponibles

WEBINAIRE 4 : Les instruments juridiques et les stratégies foncières : leviers pour faciliter la mise en œuvre de Solutions fondées sur la Nature en milieu littoral

WEBINAIRE 5 : Les Solutions fondées sur la Nature dans les territoires d’Outre-mer : comment mieux adapter nos littoraux ultramarins ?

WEBINAIRE 6 : Comprendre, impliquer et agir : regards croisés pour la mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature sur le littoral

WEBINAIRE 7 : Solutions fondées sur la Nature : choisir la meilleure approche pour adapter son littoral aux risques côtiers

WEBINAIRE 8 : L’avenir des Solutions fondées sur la nature sur les littoraux : enseignements, solutions hybrides et perspectives

De nouvelles visites de terrain prévues avant la fin de l’année

De nouvelles visites de terrain sont proposées pour le deuxième semestre de 2025. Les Vieux Salins d’Hyères, en passant par l’Estuaire de Loire, la Normandie ou la Baie de Fort-de-France, ces visites sont destinées à partager la mise en application de la gestion souple pour faire face aux effets du changement climatique. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Les inscriptions aux visites, ainsi que qu’au programme de webinaires sont gratuites, mais obligatoires. C’est par ici que cela se passe.

Le ministère de la Transition écologique a lancé la consultation publique sur le projet de Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) 2025-2030, qui vise à renforcer l’adaptation des territoires littoraux face aux effets du changement climatique. La consultation est ouverte jusqu’au 23 septembre 2025 sur cette page.

Adoptée initialement en 2012 et actualisée en 2017, la SNGITC définit le cadre de référence pour la protection des milieux côtiers et la gestion intégrée des activités le long du littoral, en tenant compte du risque lié à l’évolution du trait de côte. La stratégie est élaborée par l’État en concertation avec les collectivités territoriales, le Conseil national de la mer et des littoraux, la communauté scientifique, les acteurs socio-économiques et les associations environnementales.

  • L’élaboration de cartes locales pour mieux visualiser les risques et les évolutions du littoral,
  • Le déploiement de solutions fondées sur la nature, comme la restauration de dunes ou de zones humides,
  • Le renforcement des connaissances et la mise en place de stratégies locales d’adaptation opérationnelles.

Dans le cadre du projet LIFE Adapto+, nous explorons la gestion souple et résiliente de la bande côtière. Cette consultation est l’occasion de faire entendre vos idées et de participer à la trajectoire d’adaptation de nos littoraux.

Pour consulter le projet de Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) 2025-2030 :

La SNGITC repose sur la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), qui projette un réchauffement moyen de +4°C en France d’ici à 2100. Elle s’articule avec d’autres plans nationaux, tels que le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale pour la mer et le littoral, la stratégie nationale biodiversité, ou encore la stratégie nationale de gestion du risque inondation.

Cette révision vise à renforcer la dimension intégrative de la politique de gestion du trait de côte, à encourager les territoires à définir des trajectoires d’adaptation à long terme, et à développer des solutions alternatives aux logiques défensives traditionnelles. Le projet de stratégie est structuré autour de 9 principes communs, 8 recommandations stratégiques et un plan d’actions 2025-2030 organisé en 5 axes.

La consultation publique permet à chacun de s’informer, réagir et contribuer à l’avenir des littoraux français, tant en France hexagonale, qu’en Outre-mer.

Revivez les tables rondes de la première journée de l’événement « Littoral en mouvement » à Saint-Nazaire (44) :

« Littoral en mouvement », qui a eu lieu les 13 et 14 mars 2025, a été l’occasion de dévoiler les 15 nouveaux sites pilotes du projet Life Adapto+, de réunir des experts, des techniciens et des élus autour de la table pour parler d’adaptation au changement climatique et d’échanger sur les solutions envisagées sur les sites de Corsept et de Lavau-sur-Loire face aux risques de submersion et d’érosion.

Le 8 octobre dernier, dans le cadre du parcours « Littoraux de demain : s’adapter avec la nature », organisé dans le cadre des LIFE ARTISAN (OFB) et Adapto+ (Conservatoire du littoral) quinze participants, se sont réunis dans le Val de Saire pour visiter deux sites, le marais de Tocqueboeuf et le marais de Vrasville, et échanger autour de la problématique de l’adaptation de l’agriculture littorale avec deux agriculteurs utilisant les parcelles du marais de Tocqueboeuf.

Le littoral du Val de Saire dans le nord Cotentin est soumis à une multiplication de phénomènes liés au changement climatique et à l’élévation de la mer : recul du trait de côte, intensification des franchissements du cordon dunaire par la mer, salinisation des nappes d’eau souterraines… et les espaces agricoles côtiers de ce secteur n’y échappent pas. Ce littoral est constitué d’une succession de marais arrière-littoraux d’eau douce protégés de la mer par un cordon dunaire plus ou moins large selon les portions et ces marais sont utilisés majoritairement pour l’agriculture (élevage bovin et équin). C’est un des secteurs de la Manche où l’érosion est la plus forte observée depuis 2014 avec des phénomènes de submersion de plus en plus importants.

Le premier site, le marais de Tocqueboeuf, appartient pour la majeure partie au Conservatoire du littoral et présente la configuration classique des marais arrière-littoraux du Val de Saire, avec une prairie humide d’eau douce protégée par le cordon dunaire. La gestion des niveaux d’eau y est contrôlée par un ouvrage hydraulique (appelé « nô », buse à clapet) et permettant à l’eau du marais de s’évacuer vers la mer. La gestion des terrains Conservatoire du littoral est assurée par le SyMEL qui met en place des conventions d’usage agricole avec les agriculteurs.

Les échanges ont permis d’aborder la question des niveaux d’eau qui est déterminante pour l’usage agricole des parcelles. Actuellement le site est de plus en plus confronté à un trop plein d’eau. Les parcelles sont utilisées pour le pâturage de jeunes bovins entre avril et novembre. Depuis quelques temps, les agriculteurs constatent que certaines parties plus basses deviennent inexploitables du fait qu’elles restent constamment humides (toit de la nappe phréatique affleurant). Ces zones abritent une flore caractéristique remarquable mais voient aussi se développer les joncs car ils sont peu appétents pour les animaux. A cela s’ajoute un afflux d’eau douce plus important qu’avant avec les pluies intenses, et le trop plein d’eau a du mal à s’évacuer malgré un ouvrage hydraulique fonctionnel, et régulièrement nettoyé par les services municipaux. L’élévation du toit de la nappe est à mettre en corrélation avec l’élévation du niveau marin. Un autre point d’inquiétude dans ce contexte est que sur d’autres sites, les ouvrages hydrauliques (les nô) qui passent sous les cordons dunaires sont déchaussés par la mer et dysfonctionnent, ce qui n’est pas encore le cas ici, l’ouvrage étant ancré sur la roche et ne passant pas sous la dune. Ce sont des zones qui « bougent » beaucoup et les essais de restauration ne sont pas toujours concluants. Le site par contre n’est pas soumis jusqu’à présent à la salinisation (submersion ou remontée du biseau salé). Ce contexte d’exploitation est plus difficile pour un des agriculteurs dont le marais représente 20 % de la surface de son exploitation, quand ce pourcentage est de 6 % pour le second. Cela n’a pas le même impact sur la vie de l’exploitation.

Sur cet espace préservé, plusieurs mesures sont mises en place pour accompagner les agriculteurs dans l’adaptation de leurs pratiques aux enjeux du site. Des MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) accompagnent financièrement la gestion extensive des milieux demandée aux agriculteurs afin de préserver les habitats et la biodiversité présents. Dans ce contexte de site qui évolue, le Conservatoire du littoral et le SyMEL proposent désormais des conventions d’usage agricole avec un cahier des charges adaptable qui essaie d’intégrer au mieux les enjeux des pratiques agricoles. Ainsi, celui-ci offre des choix à l’exploitant, en fonction des milieux et de leur évolution. Différents niveaux de barème de la redevance sont proposés suivant les pratiques choisies, ainsi que des exonérations partielles selon le temps réel possible d’usage de la parcelle (ex : parcelle ayant pu accueillir des animaux 1 année sur 3).

D’autres thèmes ont donné lieu à des échanges nourris lors de cette visite : la disponibilité du foncier agricole pour proposer des solutions de relocalisation de l’activité agricole, la réorientation vers d’autres productions posant alors la question des filières, l’usage en commun des terres agricoles du Conservatoire du littoral permettant de réduire les risques pour chaque exploitation…

Le second site, le marais de Vrasville, a donné à voir un espace où l’usage agricole a été abandonné en lien avec l’avancée du trait de côte. Une succession de fortes tempêtes entre 2016 et 2018 a fait reculer le cordon dunaire qui protégeait le marais utilisé par un agriculteur (pâturage par des bovins de race normande). Le plan de gestion du site prévoyait l’adaptation du site à ce recul du trait de côte. Il a donc été décidé de poursuivre l’exploitation agricole du site pour au moins 5 années encore et une nouvelle clôture a été reposée et reculée d’autant qu’avait avancé la dune. En 2017, cette clôture a à nouveau été ensevelie, mettant un point d’arrêt à l’usage agricole du site qui coïncidait avec le départ à la retraite de l’exploitant usager des parcelles. Aujourd’hui, le marais et la portion « pâturable » se sont encore réduits. Le pâturage est assuré en régie par les animaux appartenant au SyMEL (ânes). Le sentier du littoral a en partie disparu et la mer se rapproche alors un peu plus des parcelles de maraîchage en arrière du site.

Les questions qui se posent aujourd’hui dans le Val de Saire sont : quelles sont les parcelles qui ne pourront plus faire l’objet d’un usage agricole traditionnel, quel accompagnement des exploitants, quelle stratégie foncière sur l’arrière-littoral, quelle imbrication de ces réflexions dans le projet de territoire (PCAET, PAT) … Ce sont des travaux qui seront notamment portés dans le cadre du Life ADAPTO+ avec les différents partenaires.

Crédits des photos : Hélène Michaud

(Présents : Céline Leclerc (SyMEL), Morgan Grivaud, Isabelle Rauss (CDL), Gwendoline Gouchet (SMLN), Hélène Michaud (OFB DR Ndie), Régis Leymarie (CdL), Frédérique Debersée (ANBDD), Laurent De Pontfarcy (DDTM 50), Clément Nalin (CD 50), Manuela Laurent (AUCAME), Joséphine Debelle (DREAL Normandie), Victorine Swertvaegher (PNR MCB), M. Frigot (agriculteur), M. Houllegatte (agriculteur), Mathilde Cartery (SyMEL), Pierrick Lizot (SyMEL))

Afin de répondre aux nombreuses questions reçues et d’apporter des précisions sur certains points clés lors du lancement de l’AMI, le Conservatoire du littoral, le BRGM et le Cerema vous invitent à un deuxième webinaire d’information.

Cette nouvelle session permettra notamment de revenir sur :

  • Les modalités d’accompagnement des territoires retenus,
  • Le contenu de la formation proposée,
  • Les principaux points ayant suscité des demandes de clarification lors du premier webinaire.

Les inscriptions pour le deuxième webinaire sont par ici :

(Jauge : 300 participants)

Vous n’avez pas pu assister au premier webinaire ou souhaitez revoir les échanges ? Le voici replay :

  • Pour mieux comprendre les évolutions à venir sur les littoraux, 
  • Pour découvrir des solutions concrètes d’adaptation déjà expérimentées, 
  • Pour identifier les modalités de participation à l’AMI du projet LIFE Adapto+, 
  • Pour échanger avec les équipes du projet et les partenaires techniques. 

L’AMI s’adresse aux collectivités littorales et à leurs groupements (communes, intercommunalités, syndicats mixtes, etc.), ayant identifié les aléas côtiers et bénéficiant d’un soutien politique affirmé.

Au-delà de l’accompagnement individuel, le projet LIFE Adapto+ vise également à structurer une véritable communauté d’acteurs. Les territoires retenus intégreront un réseau national favorisant le partage d’expériences, la diffusion de bonnes pratiques et la montée en compétence collective. Cette dynamique contribuera à faire évoluer les politiques publiques en matière de gestion du littoral, en s’appuyant sur des retours d’expérience concrets et reproductibles.

Foire aux questions, cahiers de charges, formulaire d’inscription à l’AMI ou tout simplement contacter l’équipe du projet : cela se passe ici.

Érosion des plages, submersions marines… Sur l’ensemble du littoral français, les effets du changement climatique sont déjà visibles et vont continuer à s’intensifier dans les prochaines décennies. Pour les collectivités, ces évolutions posent un défi majeur : comment anticiper ces transformations tout en protégeant les populations, les activités et les milieux naturels ? 

C’est pour répondre à ces enjeux que le Conservatoire du littoral, le BRGM et le Cerema lancent, dans le cadre du projet européen LIFE Adapto+, un appel à manifestation d’intérêt. L’objectif : sélectionner dix territoires littoraux en Hexagone et en Outre-mer pour les accompagner dans l’adaptation de long terme, fondées notamment sur des solutions s’appuyant sur le fonctionnement naturel des écosystèmes côtiers. 

Afin de présenter ce dispositif, ses objectifs, les modalités de candidature et les formes d’accompagnement proposées, un webinaire d’information est organisé : 

Inscriptions obligatoires avant le 22 juin :

(Jauge : 300 participants) 

  • Pour mieux comprendre les évolutions à venir sur les littoraux, 
  • Pour découvrir des solutions concrètes d’adaptation déjà expérimentées, 
  • Pour identifier les modalités de participation à l’AMI du projet LIFE Adapto+, 
  • Pour échanger avec les équipes du projet et les partenaires techniques. 

L’AMI s’adresse aux collectivités littorales et à leurs groupements (communes, intercommunalités, syndicats mixtes, etc.), ayant identifié les aléas côtiers et bénéficiant d’un soutien politique affirmé.

Au-delà de l’accompagnement individuel, le projet LIFE Adapto+ vise également à structurer une véritable communauté d’acteurs. Les territoires retenus intégreront un réseau national favorisant le partage d’expériences, la diffusion de bonnes pratiques et la montée en compétence collective. Cette dynamique contribuera à faire évoluer les politiques publiques en matière de gestion du littoral, en s’appuyant sur des retours d’expérience concrets et reproductibles.

Dans le cadre de leur projet de fin d’études, cinq étudiants du campus de Marseille de l’Ecole de Paysage de Versailles (ENSP) réalisent une étude sur l’évolution passée, présente et future des paysages de l’étang de l’Or dans un contexte de changement climatique. Ils proposeront des orientations à l’échelle de l’Etang pour prendre soin de ce territoire, dans un contexte évolutif.

Situé à une dizaine de kilomètres de Montpellier et délimité par les communes de Mauguio-Carnon, Pérols à l’ouest et La Grande Motte à l’est, l’Etang de l’Or est l’une des plus vastes lagunes du littoral languedocien. Elle représente un ensemble de 4 000 ha composé d’une diversité de paysages et de milieux, façonnés par son histoire naturelle et l’urbanisation issue de la Mission Racine dans les années 1960. Le territoire est support de diverses activités socioéconomiques et culturelles : agriculture et notamment l’élevage de taureaux et chevaux Camargue, la pêche, la chasse et un tourisme balnéaire et estival de masse sur le lido.

Dans un contexte de changement climatique, la maritimisation des pourtours de la lagune, de ses zones humides périphériques et du lido, vient refaçonner ce territoire, interroger ses usages et les contours de son identité.

L’objectif de ce projet de fin d’études est d’accompagner les réflexions sur l’évolution de ce territoire, et plus spécifiquement sur le lido de l’Or (Petit et Grand Travers), site pilote Adapto+. Il accordera une place importante au temps long et aux questions soulevées par le changement climatique.

Lancé début mars, les étudiants ont réalisé un premier arpentage d’une semaine autour de l’Etang de l’Or pour s’imprégner de l’esprit des lieux et dresser des premiers éléments de diagnostic. C’est un site sous l’eau qu’ils ont rencontré, suite aux intempéries de ce début d’année 2026 ! Ils étaient accompagnés du gestionnaire, Pays de l’Or Agglomération, et du Conservatoire du littoral.

Leurs premières intuitions ont été partagés devant leur promotion, le Conservatoire du littoral et l’équipe pédagogique de l’ENSP le 3 avril, à l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires (IMVT) à Marseille. Ce travail se poursuivra jusqu’à l’été 2026, et fera l’objet d’une exposition à Marseille le 11 septembre 2026.

(c) Marie GROS / Projet LIFE Adapto+ / Conservatoire du littoral

Depuis quelques mois, on peut apercevoir des panneaux qui jalonnent l’accès PMR qui mène à la plage du Petit Travers, du côté de Carnon plage. Ces panneaux ont été réalisés par des élèves de 6e du collège Frédéric Mistral, à Pérols, avec l’appui de l’association d’éducation à l’environnement littoral et marin LABELBLEU. Ils ont officiellement été inaugurés le 15 juin dernier, en présence de l’Agglomération du Pays de l’Or, du Conservatoire du littoral, et de la commune de Mauguio-Carnon, représentée par un élu.

Inauguration des panneaux réalisés par les collégiens sur le Petit Travers, le 15 juin 2026 | Crédits : Pays de l’Or Agglomération

Porté par une professeure du collège Frédéric Mistral, et en lien avec l’Association LABELBLEU, le souhait exprimé était d’amener les élèves à effectuer des actions concrètes de préservation et de sensibilisation du littoral, à proximité de leur lieu de vie. En mobilisant la pédagogie active et à l’aide de l’association LABEL BLEU, des gardes du littoral et du Conservatoire du littoral, le projet a ainsi permis, sur deux ans (2024-2026), aux élèves de :

  • Réaliser un chantier de plantations d’oyats sur une parcelle de dunes, encadré,
  • D’enlever des espèces exotiques envahissantes tel que la Griffe de sorcière,
  • Acquérir des connaissances sur la flore, la faune et le paysage littoral, au travers de sorties terrain,
  • Mieux comprendre le changement climatique, ses effets concrets sur le lido de l’Or et les différentes manières de gérer l’érosion du trait de côte,
  • Formuler leurs apprentissages sous forme de cinq panneaux thématiques, pour sensibiliser les usagers du Lido de l’Or à la préservation de la dune, sa biodiversité, la gestion du site et à l’adaptation au changement climatique. 

Les cinq panneaux réalisés permettent de sensibiliser, avec des mots et des dessins des enfants, toute personne qui se rend à la plage, sur les thématiques suivantes :

  • Présentation du projet, intitulé « le jardin du lido du Petit Travers »
  • La gestion d’un milieu naturel fragile,
  • La règlementation à respecter sur le site,
  • La biodiversité des dunes,
  • Le changement climatique, et la gestion souple de la bande côtière
Panneau : la biodiversité des dunes, réalisé dans le cadre du projet Jardin du lido du Petit Travers | Crédits : Anne Marchandise de LABELBLEU
Le panneau sur le changement climatique, en lien avec le projet Life Adapto+ | Crédits : Association LABELBLEU

Pour en savoir plus sur l’association LABELBLEU et les projets « Jardins du lido », c’est par ici.